Press Release

L’entrepreneuriat canadien est en déclin et les défis s’accumulent alors que les entreprises prennent du retard auprès des prêteurs

June 08, 2026

 

TORONTO, ON (9 juin 2026) – Les récentes données d’Equifax Canada révèlent que l’entrepreneuriat canadien est en déclin et que les défis en matière de paiement du côté des entreprises ont continué de s’aggraver au premier trimestre de 2026, alors que de plus en plus d’entreprises ont pris du retard dans leurs paiements auprès des banques et des prêteurs. L’Indice de santé des PME canadiennes du T1 2026 a affiché une certaine vitalité positive, passant à 100,9, soit une augmentation trimestrielle de 2,3 %, et une augmentation de 1,5 % en glissement annuel. Ce rebond est fortement soutenu par l’amélioration des attentes futures, le sentiment de confiance des petites entreprises bondissant de 6,5 % d’un trimestre à l’autre.

Déclin de l’entrepreneuriat canadien

Les données commerciales de 2025 et du début de 2026 montrent un déclin de l’entrepreneuriat canadien. Dans une grande variété de secteurs, moins de personnes cherchent à obtenir des prêts pour démarrer une entreprise, et les données révèlent une baisse du nombre d’interrogations de crédit dans divers secteurs. 

Puisqu’une grande partie des entreprises canadiennes sont en phase de démarrage, cette décélération actuelle a une incidence particulièrement importante. Le nombre de jeunes entreprises actives (de 24 mois et moins) a considérablement diminué de 38,7 %. Cela pourrait indiquer que la hausse des coûts d’exploitation, l’inflation persistante et la conjoncture macroéconomique contribuent à compromettre la viabilité des entreprises existantes et à freiner la création de nouvelles entreprises partout au Canada.

« L’environnement économique actuel signifie qu’il est plus important que jamais pour les prêteurs d’essayer de prendre de bonnes décisions lorsqu’il est question de crédit aux entreprises. Bien que les prêteurs se soient traditionnellement fiés au profil de crédit personnel du propriétaire de l’entreprise pour prendre leur décision de crédit, les données d’Equifax montrent que les prêteurs pourraient envisager une approche différente », a déclaré Sinéad Gleason, chef des solutions commerciales à Equifax Canada. 


Les données d’Equifax sur les chefs d’entreprises montrent que ces derniers ont enregistré 44 % plus d’opérations commerciales, plus du double du solde moyen ainsi qu’un taux d’utilisation supérieur de plus de 30 % par rapport aux données sur le consommateur canadien moyen. 

« L’une de nos principales constatations est que les indicateurs du risque de crédit traditionnels ne mènent pas toujours à des résultats d’arriérés plus élevés sur le plan de la population des chefs d’entreprise. Qui vous êtes en tant que personne ne correspond pas toujours à qui vous êtes en tant que propriétaire d’entreprise. Les propriétaires d’entreprise peuvent avoir des habitudes d’utilisation du crédit différentes de celles du consommateur moyen, mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas de bons candidats pour l’obtention de crédit », a ajouté Mme Gleason. « Equifax est déterminée à collaborer avec les prêteurs aux petites entreprises afin de soutenir la croissance et la santé à long terme des petites entreprises canadiennes. » 

Arriérés du côté des entreprises

Le taux d’arriérés national de 60 jours et plus lié aux opérations financières a augmenté de 11,37 % en glissement annuel pour atteindre 3,83 % au T1 2026. Simultanément, le taux d’arriérés de 60 jours et plus lié aux opérations non financières a chuté de 26,15 % en glissement annuel pour atteindre 4,32 %. Les opérations financières associées à des arriérés de 90 jours et plus ont grimpé à 3,6 %, tandis que les arriérés liés aux opérations non financières ont chuté à 3,1 %. Les opérations financières permettent de suivre les paiements manqués associés aux prêts bancaires, aux cartes de crédit d’entreprises, aux marges de crédit et à d’autres obligations face aux prêteurs. Les opérations non financières permettent de mesurer la façon dont les entreprises paient systématiquement leurs fournisseurs et leurs partenaires commerciaux.

En dépit de la pression croissante associée aux paiements dus aux prêteurs, le nombre total d’entités commerciales affichant des arriérés a diminué de 10,4 % en glissement annuel, ce qui laisse supposer que les pressions liées au crédit sont de plus en plus regroupées plutôt que réparties uniformément dans l’ensemble du marché des entreprises. Les données indiquent une division croissante du marché canadien du crédit aux entreprises. 

« De nombreuses entreprises semblent protéger leurs relations quotidiennes avec les fournisseurs nécessaires pour continuer d’exploiter leurs activités, tout en gérant leurs dettes bancaires, les prêts à plus long terme et d’autres obligations face aux prêteurs. Cela semble être une continuation de la division que nous avons observée à la fin de l’année dernière », a déclaré Jeff Brown, directeur des solutions commerciales à Equifax Canada. « Les entreprises réduisent leurs dépenses portées aux cartes et aux marges de crédit, mais les retards de paiement aux banques et aux prêteurs continuent d’augmenter. Cela suggère que de nombreuses entreprises agissent de manière très délibérée sur le plan de l’utilisation de leurs liquidités, en priorisant leurs paiements aux fournisseurs par rapport à d’autres obligations financières. »

Les entreprises réduisent leur utilisation du crédit à court terme

Les entreprises canadiennes ont réduit leur utilisation du crédit à court terme au T1. Le total des soldes de marge de crédit a diminué de 21,3 % en glissement annuel pour s’établir à 1,55 milliard de dollars, tandis que le solde des cartes de crédit d’entreprise a diminué de 17,2 % pour atteindre 5,54 milliards de dollars. Simultanément, la dette moyenne associée aux prêts à tempérament, qui comprend les prêts à plus long terme accordés aux entreprises et remboursés selon des paiements convenus, a augmenté de 3 % en glissement annuel pour atteindre 129 421 $. Les tendances en matière de composition du crédit suggèrent que les entreprises pourraient continuer de délaisser le crédit renouvelable, comme les cartes et les marges de crédit, tout en misant davantage sur les emprunts structurés.

« Réduire les soldes de cartes et de marges de crédit peut représenter un signe de discipline, mais cela ne signifie pas automatiquement que les conditions commerciales s’améliorent », a ajouté M. Brown. « La préoccupation qui demeure est que certaines entreprises ont davantage de dettes à plus long terme. Si les retards de paiement commencent à augmenter pour ces obligations, cela pourrait entraîner des difficultés encore plus importantes sur le plan des liquidités. »

La pression liée à l’endettement touche principalement les entreprises à risque élevé

Les données montrent également que les pressions liées à l’endettement ne sont pas réparties uniformément dans le secteur des entreprises. C’est parmi les entreprises les plus récentes, dont les dossiers de crédit ont été ouverts depuis 13 à 24 mois, que l’on observe la plus forte augmentation de l’endettement, tandis que les entreprises plus établies, dont les dossiers ont été ouverts depuis 36 mois ou plus, ont vu leur niveau d’endettement se stabiliser ou diminuer légèrement.

Les entreprises associées au niveau de risque le plus élevé ont vu leur endettement augmenter de 35,8 % en glissement annuel. Les entreprises à risque élevé continuent également d’afficher le niveau d’endettement moyen le plus élevé, soit 108 138 $ par entreprise et une hausse de 32,2 % en glissement annuel, et près du double de l’endettement parmi toute autre catégorie de risque.

« Ce sont les entreprises à risque élevé qui subissent plus de pression », a ajouté Mme Gleason. « Il s’agit d’un point important puisqu’il peut donner un aperçu des futures pertes de crédit, des fermetures ou des pressions de restructuration pouvant émerger si la situation demeure la même. »

Les prêts à plus long terme accordés aux entreprises montrent des signes de difficultés 

Alors que les entreprises réduisent le solde de cartes et de marges de crédit, les retards de paiement associés aux prêts à plus long terme accordés aux entreprises augmentent. Le taux d’arriérés de 60 jours et plus associé aux prêts à tempérament a atteint 3,98 % au T1 2026, surpassant le taux d’arriérés lié aux cartes de crédit d’entreprises, qui atteignait 3,86 %.

Les prêts à tempérament sont souvent détenus par des entreprises plus établies. L’augmentation des retards de paiement dans cette catégorie pourrait indiquer des difficultés plus graves sur le plan des liquidités parmi les entreprises qui exploitent leurs activités depuis plusieurs années, plutôt que seulement parmi les entreprises plus récentes ou disposant de moins de capitaux.

Points de pression provinciaux : L’Ontario enregistre les difficultés les plus fortes sur le plan des paiements dus aux prêteurs

L’Ontario a enregistré le taux d’arriérés le plus élevé au pays sur le plan des opérations financières, soit 4,22 %, une hausse de 13,93 % en glissement annuel. La province a également enregistré un taux d’arriérés lié aux opérations non financières de 4,31 %, soit une baisse de 25,56 % par rapport à l’année précédente.

Le Québec a montré des signes différents en matière de difficultés. Les arriérés associés aux opérations financières ont augmenté de 3,20 % en glissement annuel pour atteindre 3,60 %, tandis que les arriérés associés aux opérations non financières ont diminué de 25,88 % pour atteindre 3,41 %. La province a également affiché un taux de demandes de crédit commercial plus élevé, ce qui pourrait suggérer que certaines entreprises du Québec utilisent le crédit pour atténuer les pressions opérationnelles plutôt que pour financer l’expansion.

Dans l’Ouest canadien, les arriérés associés aux opérations financières ont également augmenté, tandis que les pressions liées aux paiements dus aux fournisseurs ont diminué. Le taux d’arriérés lié aux opérations financières de l’Alberta a atteint 3,72 %, en hausse de 6,71 % en glissement annuel, alors que celui de la Colombie-Britannique a atteint 3,32 %, soit une hausse de 12,94 % en glissement annuel. L’Alberta et la Saskatchewan ont enregistré les taux d’arriérés liés aux opérations non financières les plus élevés à l’échelle nationale, soit 5,34 % et 5,33 % respectivement.

Les régions de l’Atlantique au Canada ont également enregistré de fortes hausses, notamment à l’Île-du-Prince-Édouard, où les arriérés liés aux opérations financières ont augmenté de 21,60 % en glissement annuel, et en Nouvelle-Écosse, où ils ont augmenté de 19,26 %. 

Analyse par provinces - Taux d’arriérés de 60 jours et + (niveau du compte)

 

Province

Taux d’arriérés : opérations financières

(T1 2026)

Variation du taux d’arriérés : opérations financières

(T1 2026 vs T1 2025)

Taux d’arriérés : opérations non financières

(T1 2026)

Variation du taux d’arriérés : opérations non financières

(T1 2026 vs T1 2025)

Ontario

4,22 %

13,93 %

4,31 %

-25,56 %

Québec

3,60 %

3,20 %

3,41 %

-25,88 %

Nouvelle-Écosse

2,94 %

19,26 %

4,65 %

-27,50 %

Nouveau-Brunswick

2,98 %

5,69 %

3,70 %

-23,31 %

Î.-P.-É.

2,88 %

21,60 %

2,91 %

-36,11 %

Terre-Neuve

3,09 %

14,00 %

3,78 %

-25,20 %

Région de l’Est

2,98 %

13,96 %

4,02 %

-26,88 %

Alberta

3,72 %

6,71 %

5,34 %

-27,78 %

Manitoba

3,50 %

12,97 %

3,87 %

-16,25 %

Saskatchewan

3,10 %

11,02 %

5,33 %

-20,88 %

Colombie-Britannique

3,32 %

12,94 %

5,00 %

-26,39 %

Région de l’Ouest

3,49 %

10,07 %

5,03 %

-25,36 %

Canada

3,83 %

11,37 %

4,32 %

-26,15 %

* Selon les données Equifax du T1 2026.

À propos d’Equifax

À Equifax (NYSE: EFX), nous croyons que les connaissances entraînent le progrès. En tant qu’entreprise mondiale de données, d’analyses et de technologies, nous jouons un rôle essentiel dans l’économie mondiale en aidant les institutions financières, les entreprises, les employeurs et les organismes gouvernementaux à prendre des décisions cruciales avec une confiance accrue. Notre combinaison unique de données différenciées, d’analyses et de technologies infonuagiques alimente des aperçus qui permettent aux gens de prendre des décisions qui les feront aller de l’avant. Ayant son siège social à Atlanta et soutenue par près de 15 000 employés dans le monde entier, Equifax exploite des activités ou possède des investissements dans 24 pays en Amérique du Nord, en Amérique centrale, en Amérique du Sud, en Europe et dans la région de l’Asie-Pacifique. Pour en savoir plus, visitez le site Equifax.ca.