La fraude d’identité synthétique est un crime financier sophistiqué et en forte croissance au Canada, qui consiste pour des acteurs malveillants à combiner des informations réelles et fictives afin de créer de nouvelles identités fabriquées de toutes pièces. Ce livre blanc analyse le cycle de vie de la fraude synthétique, qui s’étend sur une période de 18 à 24 mois, et présente des méthodes avancées permettant de détecter ces profils « parfaits » avant qu’ils ne commettent des détournements avec fuite de grande ampleur.
Principaux enseignements tirés du rapport
- L’écart de 95 % : Les systèmes traditionnels d’intégration des nouveaux clients peuvent ne pas détecter jusqu’à 95 % des identités synthétiques, car ces profils sont soigneusement construits et entretenus afin d’imiter un comportement de consommateur idéal.
- Recherchez la « poussière numérique » : Si les fraudeurs peuvent falsifier un pointage de crédit presque parfait, ils ne peuvent pas reproduire aisément les traces numériques désordonnées (la « poussière numérique ») laissées par une personne réelle, comme les factures de services publics, les comptes de diffusion en continu ou les transactions en ligne.
- L’avantage prédictif : Le pointage d’identité synthétique d’Equifax, alimenté par l’intelligence artificielle, détecte les profils de création à haut risque. Dans une analyse de risque, les 10 % de dossiers ayant obtenu les scores les plus risqués représentaient à eux seuls 30 % des identités qui ont ultérieurement entraîné des impayés.
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